Isabelle VasseurIssue de la famille gaulliste, j’ai adhéré dès sa création au grand parti de rassemblement des formations de droite qu’est l’UMP. J’y ai rencontré des hommes et des femmes empreints des valeurs qui m’animent : valeurs de respect, de tolérance, de justice et de solidarité.

 

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Mon intervention lors de la discussion générale du projet de loi de finances pour 2011 (19/10/2010)

Publié le 20-10-2010 (0 commentaires)

Madame Isabelle VASSEUR:

 

Monsieur le président, mes chers collègues, le projet de loi de finances pour 2011 que vous nous présentez, monsieur le ministre, et que vous qualifiez à juste titre d’historique porte indéniablement la marque de votre volonté de répondre à deux impératifs : agir sur nos dépenses tout en soutenant la reprise économique.

 

Un court instant, je pense utile de revenir sur la crise, dont je veux rappeler ici combien sa gestion a été parfaitement maîtrisée. Le mot crise vient du grec « krinein », qui signifie « passer au crible, discerner ».

 

J’admets, à l’instar de tous, que nous nous en serions bien passés, au vu des terribles difficultés qu’elle a engendrées à tous niveaux.

Du moins peut-on reconnaître qu’elle aura eu un effet bénéfique en nous obligeant à nous poser la question du sens, à creuser en nous-mêmes et à regarder de plus près nos dépenses en particulier.

 

Les budgets sont des moments de vérité. Ils se succèdent les uns les autres, nous ordonnant de trouver, en fonction de la situation, des équilibres toujours plus difficiles. C’est le cas plus que jamais cette année.

 

Les lectures nous amènent parfois à des constats étonnants, tant elles sont parfois d’actualité. Sans remonter à Turgot, comme l’a fait Richard Mallié, je veux livrer à votre réflexion les propos de l’homme maintes fois cité dans cette discussion générale, surnommé « le surdoué des finances », je veux parler d’Edgar Faure : « Il n’y a pas un équilibre de droite et un équilibre de gauche. Il n’y a pas un parti des impôts contre un parti des économies. Il y a la politique de la vérité et de la rigueur qui exige le maximum d’économies et la marge d’impôts strictement indispensable », et encore : « Et je veux vous mettre devant vos responsabilités. Le Gouvernement s’est trouvé devant l’impératif de la rigueur budgétaire »

 

 « J’ai cru devoir insister quelque peu sur ce sujet parce que c’est peut-être sur ce point que s’acharne avec le plus de violence une propagande démagogique qui tend à démontrer aux Français que leurs affaires iraient parfaitement bien si l’on ne gaspillait pas et si le train de vie de l’État n’était pas trop élevé. Les auteurs de ces campagnes s’abstiennent généralement de donner des précisions rationnelles sur les économies qu’ils préconisent et lorsqu’ils ont l’honneur d’appartenir au Parlement, il est fréquent qu’ils votent en détail contre les mesures qu’ils réclament en bloc. »

 

Ici et là, et surtout là, sur les bancs de l’opposition, mais nous en avons désormais l’habitude, nous avons bien entendu des critiques et des oppositions et, somme toute, peu de propositions. Remarquez, nous préférons qu’elles viennent des bancs de la majorité tant nous adhérons à des choix cohérents entre la consommation qui est le présent et l’investissement qui est l’avenir.

 

Selon l’adage, gouverner c’est prévoir, c’est-à-dire faire face, s’adapter, faire des choix. Vous les avez faits, monsieur le ministre, avec courage, lucidité et sens des responsabilités, en privilégiant un équilibre budgétaire partagé entre le soutien à la croissance et la préservation de notre modèle social. C’est pourquoi je soutiens votre projet de loi, que je voterai avec plaisir.

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