Publié dans l'UNION le lundi 16 mai 2011
TROIS quarts d'heure de pur bonheur hors du temps. Bartabas et son cheval Le Caravage nous ont offerts un « moment » plein de poésie, hier matin. Pour le vivre, il fallait être bon pied, bon œil, à 5 h 15, au beau milieu des ruines du château de Fère. Dans une semi-pénombre, l'artiste et son compagnon ont évolué au rythme du lever du soleil et des notes de Guillaume Martigne, le violoncelliste perché sur une esplanade. Alors que le jour pointe timidement, l'homme encapuchonné et le cheval ne font plus qu'un. Enchaînant pas, trot, galop, ils évoluent en cercle, sur les côtés, reculent, dansent, sautillent. S'éloignent, frôlent le public. À l'issue, Bartabas desselle l'animal, lequel assure le final, seul, avec panache. L'équidé se couche gracieusement sur le sable, se roule, s'ébroue, se redresse. Les applaudissements fusent. Tel un éclair, Le Caravage, en un tour de piste, salue le public tout acquis à sa cause. On ressort sonné de ce magique instant. Ce lever de soleil là, pour le Japon meurtri, on n'est pas prêt de l'oublier.

Issue de la famille gaulliste, j’ai adhéré dès sa création au grand parti de rassemblement des formations de droite qu’est l’UMP. J’y ai rencontré des hommes et des femmes empreints des valeurs qui m’animent : valeurs de respect, de tolérance, de justice et de solidarité.



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